La postproduction de Hugo touchant enfin à sa fin, Martin Scorsese présente la première bande-annonce de son premier film pour enfant et en 3D . Avec Ben Kingsley en Georges Méliès !

Lors de la préproduction, cela s’appelait encore L’invention de Hugo Cabret, comme le livre de Brian Selznick dont il est adapté. Puis le titre s’est réduit à Hugo Cabret en cours de tournage. Il ne s’agit plus à présent que de Hugo, tandis que, la postproduction achevée, la première bande-annonce surgit enfin sur la toile :

 

La première impression est que cela ressemble à tout sauf à un film de Martin Scorsese. Ces images ont-elles vraiment été tournées par le réalisateur de Mean Streets, de Raging Bull, des Affranchis et de Casino ? On sait toutefois que depuis toujours le cinéaste se plaît à intercaler ses grandes tragédies crépusculaires par des exercices de style parfois déroutants. Voir New York, New York, chronique musicale n’ayant que peu à voir avec Taxi Driver, son prédécesseur. Ou encore La Valse des pantins, After Hours, La dernière tentation du Christ, Le Temps de l’innocence, Kundun

Concernant Hugo, le cinéaste s’est imposé un double défi : tourner son premier film pour enfant, et le faire en 3D. L’histoire suit les pas du jeune et fraîchement orphelin Hugo Cabret, qui s’est mis en tête d’achever un automate commencé par son défunt géniteur. Ayant trouvé refuge dans les sous-sols de la gare Montparnasse, il y rencontrera quelques personnages des plus intéressants, et en premier lieu Georges Méliès (Ben Kingsley), dont les dernières années, celles de l’oubli, avaient été occupées à tenir un kiosque à journaux dans la station…

Evoquer le cinéma des origines : on devine bien ce qui a réellement attiré le cinéphile Scorsese dans le roman de Selznick… Et le faire en usant d’une technique “moderne” (à défaut d’être nouvelle) comme la 3D peut donner des résultats pour le moins surprenants… Gageons que sa réalisation sera à la hauteur, faisant preuve d’une utilisation intelligente du procédé. On peut d’ores et déjà repérer certains plans en contre-plongée, et quelques autres moments qui risquent ainsi de faire sensation (notamment les recréations des fantaisies méliesques, aperçues en fin de bande-annonce)…

Le hic, c’est qu’il faudra patienter encore cinq mois pour juger sur pièce, le film ne sortant dans nos salles que pour les fêtes de noël, le 14 décembre. On y trouvera un joli casting composé, outre Kingsley, de Jude Law, Sacha Baron Cohen, Ray Winstone, et Christopher Lee. Y retrouvera-t-on également un peu de l’art et de la manière scorsesienne ?

Si la foule s’est déshabituée d’aller au théâtre, si nous avons tous fini par considérer le théâtre comme un art inférieur…… c’est qu’on nous a trop dis ce que c’était du théâtre, c’est-à-dire du mensonge et de l’illusion.

 Le théâtre et son double Antonin Artaud

(Source : lespagesnoires)

Tous les problèmes qui se posent aux cinéastes ont été un jour ou l’autre abordés par les peintres.

Peter Greenaway

De la Magie qui gagne déjà la droit d’être ObL

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Le remix ultime des fleurs du mal. Souffrez le suremploi de reason et la prise de voix brouillon, mais kiffez l’idée et le petit truc indescriptible qui sort de cette jolie merde. Écouter le remix de Baudelaire, c’est déjà lui faire dire” donnez moi de la boue j’en ferai de la musique.”

(Source : orangephantom)

Tous les grands films d’horreur sont en noir et blanc.

Robert Prosky dans Gremlins 2

Je crois qu’il y a une chose sacrée dans le cinéma, c’est cette soif terrible de l’inconnu, et cette confiance dans la parole de celui qui va venir.

Olivier Py
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Il n’y a pas que Duke Ellington que je rêve d’insérer dans mon futur porno lesbien. Voici, pour toi publique, le Merry-go-Round de Lycka, album impérissable du duo folk/rock Björn Ulvaeus & Benny Andersson. Ce son tire son influence de Brian Wilson et son “Ticket to Ride” et de la musique traditionnelle suédoise. Ce qui me porte à la conclusion suivante: la suède, pour ses filles et sa musique, est le terreau éternel de la pornographie classe.

Tous les gens de raison saine ont en dégoût les disputes verbales qui abondent si fort dans les essais philosophique et théologiques; et l’on observe que le seul remède à cet abus ne peut provenir que de définitions claires, de la précision des idées qui entrent dans un argument quelconque, et de l’usage strict et uniforme des termes que l’on emploie. Mais il y a une sorte de controverse, qui, par suite de la nature même du langage et des idées humaines, s’enveloppe d’une perpétuelle ambiguïté, et ne saurait jamais, par quelque précaution ou quelques définitions que ce soit, être en état d’atteindre à une certitude ou une précision raisonnable. Ce sont les controverses touchant les degrés d’une qualité ou circonstance quelconque. L’on peut argumenter durant toute une éternité pour savoir si Annibal fut un grand homme, ou un très grans, ou un suprêmement grand homme, quel degré de beauté possédait Cléopâtre, à quelle épithète de louange Tite-Live ou Thucydide ont droit, sans apporter à la controverse aucune solution.

David Hume Dialogues sur la religion naturelle. (Vrin douzième partie p. 115 trad. Maxime David)